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Le lundi 20 novembre 2000.
Société /
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Mails sécurisés, sites miroirs, logiciels de cryptage... Face à la répression, les hébergeurs « éthiques » organisent la résistance internationale.
Greenet va encore plus loin : puisque dans d’autres pays, des lois comparables à la Rip Bill se préparent, la résistance doit s’organiser au niveau international. L’Association for Progressive Communications (APC), fondée en 1990, fédère des hébergeurs « éthiques » dans 25 pays. Elle constitue un excellent point de départ. Forts de leur expérience, plusieurs cadres de Greenet ont soutenu, en août dernier, les opposants à la loi sur les écoutes au Japon. Adrian Harris l’explique : « La notion de Réseau est essentielle. Quand l’un de nos sites fait l’objet de pressions, nous lançons le Rapid Response Network : les pages menacées sont reproduites sur des sites miroirs dans le monde entier. » Courant août, l’APC a secouru le site coréen Jinbo Net, qui protestait contre des licenciements chez Posco, une multinationale sidérurgique, et subissait des menaces : dix sites miroirs dans huit pays différents, une victoire éclair. L’APC pourrait aussi aider le plus vieux et plus fiable hébergeur hollandais, le XS4ALL (« Accès/Excès pour tous »). Connu pour relayer B92, la seule radio libre de Belgrade, XS4ALL est confronté à une loi qui prévoit d’installer des boîtes noires à partir d’avril 2001. Sjoera Nas, son porte-parole, souligne : « Renforcer les liens internationaux entre les hébergeurs est la seule façon de garantir une réelle liberté aux 10 000 sites que nous hébergeons. Mais notre plus grand espoir, c’est Publius, un vaste projet d’hébergement anonyme. » Ce programme américain est développé dans les labos d’AT&T, géant américain des télécoms. Pour Lorrie Cranor, responsable des recherches, « Publius permet de combattre toute forme de censure. Il découpe et crypte toutes les données d’un site, puis les répartit sur neuf serveurs différents. Ainsi, les pages Web sont quasi intouchables et leur auteur protégé des représailles ». La phase de test s’achèvera le 6 octobre. Confiante, Lorrie Cranor affirme qu’AT&T ne freinera pas Publius comme AOL l’avait fait pour le serveur d’échange de fichiers Gnutella. « Le code-source de Publius est déjà téléchargeable sur le site. Ma direction m’a assuré que le système restera gratuit pour tous les utilisateurs non-commerciaux. » Les hébergeurs alternatifs pourraient tenir là leur plus belle revanche.
APC:
http://www.apc.org XS4ALL: XS4ALL: www.xs4all.nl http://www.xs4all.nl Greennet: http://www.gn.apc.org Publius: http://www.cs1.cs.nyu.edu/waldman/p... retour | Tous droits réservés | © Transfert.net
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