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Le mardi 2 janvier 2001.
Société /
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L’absence de prescription sur Internet n’a pas tardé à se muer en censure. En l’occurrence, des documents "sensibles" sur la géopolitique des drogues et un texte sur la condamnation d’une personnalité de l’extrême droite.
Archives internet payantes La première affaire affaire concerne l’Observatoire géopolitique des drogues, une association loi de 1901 aujourd’hui disparue. Elle était essentiellement financée par des contrats de recherche conclus avec les pouvoirs publics français et européens. L’Observatoire fut le premier à aborder les questions stratégiques, économiques et diplomatiques ayant trait au trafic de drogue, au blanchiment d’argent et autres grosses ficelles (qui les tire, et comment ?) des filières. Plutôt que de se focaliser sur les petits porteurs, dealers ou simples consommateurs, l’OGD parlait des puissants, des trafiquants, des blanchisseurs et de leurs réseaux. L’an dernier, à court d’argent, il avait été placé en liquidation judiciaire. Le Réseau Voltaire avait alors proposé d’inclure la Dépêche internationale des drogues, le mensuel de l’OGD, dans sa bibliothèque électronique. Une offre acceptée, verbalement, par Alain Labrousse, alors président de l’Observatoire. Ils étaient ainsi disponibles jusqu’à ce que Me Charles-Henri de Choiseul Praslin, co-fondateur de l’OGD et désormais avocat des liquidateurs, invite fermement le Réseau à les retirer. Motif : il serait question de relancer l’Observatoire, mais sous une forme différente, et notamment en rendant payant l’accès aux archives internet. Le fait de les publier gratuitement serait donc incompatible avec le nouveau business plan. Où l’on reparle de la Brenco Accessoirement, l’Observatoire s’intéressait de plus en plus à ce qui se trame près de chez nous. Dans un texte, Francis Christophe, un des collaborateurs de la Dépêche et ancien de l’AFP, avait ainsi évoqué l’implication supposée d’Elf, de Total, mais aussi de Jean-Charles Marchiani et d’autres proches de Charles Pasqua dans des ventes d’armes au profit de l’Angola ou encore de la Birmanie (une dictature financée par le trafic de drogue) au travers de la firme Brenco. Une société devenue célèbre depuis que Jean-Christophe Mitterrand a passé le réveillon de Noël à la prison de la Santé. Laisser de telles archives en libre accès sur Internet ne plaisait guère à certains milieux politiques et industriels ni à certains cercles du renseignement. Si les informations attestant de ces circonvolutions "stupéfiantes" ne sont plus disponibles sur le site du Réseau Voltaire, elles le sont sur le site d’Action Birmanie, une ONG qui lutte contre le régime Birman. Toutefois, le Réseau Voltaire, fermement décidé à ne pas arrêter là son travail de diffusion d’informations "sensibles", vient par ailleurs de mettre en ligne quatre "Dossiers noirs de la politique africaine de la France" réalisés par les associations Survie et Agir ici. Au menu : l’implication de la France dans le génocide du Rwanda, "Les liaisons mafieuses de la Françafrique", les dérives de la présence militaire française en Afrique et autres pièces à charge détaillant les soutiens de certains réseaux français aux régimes dictatoriaux africains. Réseau Voltaire:
http://www.reseauvoltaire.net/ Action Birmanie: http://www.agl.ucl.ac.be/birma/birm... L’OGD: http://www.ogd.org/ retour | Tous droits réservés | © Transfert.net
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