Le mercredi 19 mars 2003.
Technologies / Europe / Génétique / Environnement

Négligences dans les recherches OGM belges

Des pommiers génétiquement modifiés élevés en semi-liberté
  

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Le 16 mars 2003, le collectif belge anti-OGM Cage a constaté que les cultures de pommiers génétiquement modifiés menées sur un site belge par les sociétés Hervé Nicolai et Betterfruits ne sont pas conformes aux normes de sécurité.

Des membres du Cage (Collectif d’action génEthique) se sont rendus, sous escorte policière "musclée", sur le site de Rillaar (Belgique) afin de vérifier les conditions dans lesquelles sont menées, depuis dix ans, des expériences de cultures de pommiers OGM. 

Selon la loi en vigueur en Belgique, les cultures OGM doivent être confinées. Une mesure destinée à prévenir les risques de contamination (par la pollinisation ou par les insectes) des cultures traditionnelles.

C’est dans le vent !

Après sa visite sur le site, le Cage déplore, dans un communiqué publié le 17 mars 2003, "l’inexistence manifeste de ce confinement". "Les lucarnes de la serre ordinaire qui rassemble ces arbres sont béantes, ouvertes à tous les vents, aux insectes et aux oiseaux" ont constaté les membres du collectif.

Interrogés par les membres du Cage, les techniciens du centre de culture OGM présents sur le site auraient précisé que l’ouverture de ces fenêtres ne porte pas à conséquence, dans la mesure où "ce n’est pas la saison de la floraison". Tout aussi étonnant : ces mêmes techniciens auraient également précisé que "les insectes peuvent rentrer dans la serre, mais qu’il leur est impossible d’en sortir".

Selon le Cage, les conditions de culture des pommiers de Rillaar sont celles d’une "dissémination volontaire" (des cultures pour lesquelles on laisse volontairement les plantes OGM contaminer des plantes traditionnelles) et non pas d’une "expérimentation confinée". Or, les sociétés qui mènent ces recherches souhaitent passer au stade de la dissémination volontaire à la fin du mois de mars 2003. Mais à ce jour, elles n’ont pas encore reçu l’autorisation de passer à cette étape.

Le Cage demande par conséquent l’application des sanctions pénales prévues en cas de non respect de la réglementation.



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