|
Le jeudi 1er juin 2000.
Économie /
|
|
| http://www.transfert.net/Et-Wappup-vainquit-France-Telecom | retour |
Tous droits réservés | © Transfert.net
|
|
Wappup, fournisseur d’accès d’Internet mobile, vient de faire condamner France Télécom, accusée de "verrouiller" les portables de ses coffrets Wap. Interview de François de Guitaut, PDG de la petite société victorieuse.
François de Guitaut, PDG de Wappup, explique les raisons de sa démarche. À 30 ans, cet ancien d’HEC, souhaite un marché de l’Internet mobile libre et ouvert... Sans verrou ! Pourquoi avoir décidé de porter plainte contre France Télécom ? Tout est parti de l’annonce de France Télécom du 21 avril qui disait sa volonté de brider les téléphones portables vendus dans ses packs. Ce qui représente 80 % de ses ventes. Pour nous, le fait de verrouiller des mobiles compatibles Wap pour n’avoir accès qu’aux sites sélectionnés dans un bouquet de services était illégal. Au-delà du fait que cela remettait en cause la viabilité de notre entreprise de fourniture d’accès, c’est aussi un enjeu de fond. Un tel système aurait pu conduire à une limitation drastique du choix des consommateurs en matière d’Internet mobile. Plus globalement, cela mettait aussi en danger un certain nombre de sites. Par exemple, un site d’informations boursières exclu de l’offre de services Wap de France Télécom perdait forcément des clients sur la Toile... Comment s’est déroulée l’assignation en justice ? Avant de déposer une plainte contre France Télécom, nous avons tenté de contacter par téléphone les responsables de l’entreprise pour leur demander des précisions concernant ce verrouillage. Cette démarche fut sans résultat. Devant cette impasse, nous avons envoyé à Michel Bon, le PDG de France Télécom, une "sommation interpellative" : une pratique courante dans le monde des entreprises. C’est une lettre envoyée par huissier qui comporte une série de questions. Une semaine plus tard, nous n’avions toujours pas de réponse. Nous avons donc assigné France Télécom devant le tribunal de commerce de Paris. Je me souviens d’une déclaration de Michel Bon lors d’une rencontre récente avec les étudiants de l’EDHEC : "Une semaine sur Internet équivaut à un an dans l’économie normale". Nous nous sommes approprié cette formule... France Télécom n’était pas seule dans la salle d’audience du tribunal... Nous voulions que les différents acteurs de la chaîne économique de l’Internet mobile en France soient dans la salle d’audience. C’est pourquoi nous avons assigné des distributeurs (Phone House et la Fnac), mais aussi des fabricants (Motorola, Alcatel, Mitsubishi, Sagem). Nous leur avons expliqué la situation et les raisons de notre action : notre but était seulement de mettre en lumière des pratiques contraires à la loi et de faire reconnaître devant la justice que les mobiles étaient effectivement bridés. C’était une obligation pour gagner. D’ailleurs l’AFIM (Association française de l’Internet mobile), qui n’avait assigné que France Télécom, a été déboutée au même moment... Le site de Wappup
http://www.wappup.com/ retour | Tous droits réservés | © Transfert.net
|