Le mardi 4 novembre 2003.
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Bons et mauvais spammeurs - Bons et mauvais e-votes - "Pac-Man" humain géant - Bélier en rut, espions en déroute

  

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Dans un communiqué publié le 29 octobre, les professionnels du marketing direct protestent contre la rédaction actuelle du projet de Loi pour la confiance dans l’économie numérique (LEN), qui doit être examiné en seconde lecture par l’Assemblée nationale à la mi-décembre. Ce projet de loi est notamment censé transposer la directive européenne de juillet 2002 sur la vie privée et les communications électroniques et lutter entre autres contre le spam. Il impose aux entreprises de recueillir le consentement préalable des internautes ou des sociétés avant de leur envoyer un e-mail commercial. "Nous redoutons un peu que ce ne soit le chaos, que les annonceurs se ruent vers les internautes pour leur demander un consentement préalable, et que l’on crée ainsi un malaise", explique Françoise Renaud, de l’Union des annonceurs. Selon Marc Lolivier, délégué général de la Fevad (Fédération des entreprises de vente à distance), les sociétés risquent de perdre entre 80% et 90% de leur bases de données si elles doivent recontacter tous leurs clients, dont beaucoup ne répondront sûrement pas à la sollicitation. En gros, le projet actuel est accusé par les intéressés de ne pas faire la différence entre les "bons" et les "mauvais" spammeurs :
"Spam : les professionnels du marketing direct s’inquiètent de la réglementation à venir" (ZDNet)
http://www.zdnet.fr/actualites/inte...

Le vote électronique à l’australienne est aux antipodes du système américain : transparent, sûr et sous contrôle public. Pourtant, les Australiens sont partis du même point que les Américains : une élection litigieuse départagée à quelques voix près. Sauf que les Wallabies ont choisi un modèle de développement "sain" pour leurs machines de vote : certes, c’est une entreprise privée qui a mis au point le logiciel et les stations (en open source sous Linux), mais sous les ordres d’une commission électorale indépendante. Celle-ci a pris soin de publier le code-source du système sur internet pour le soumettre à la sagacité informatique des électeurs. Rien à voir donc avec l’obscure usine à gaz américaine de la société Diebold, décriée par la communauté des "électeurs informaticiens". Des fuites sur le manque de sécurité des machines Diebold ont d’ailleurs trouvé écho sur le web, où des étudiants ont publié des mémos internes à l’entreprise prouvant l’insoutenable légèreté de Diebold. La société, bien embarrassée pour attaquer les étudiants sur le fond, n’a rien trouvé de mieux que de les poursuivre sur la base d’une violation du copyright, les documents publiés tombant selon elle sous la protection du "droit d’auteur" :
"Aussies Do It Right : E-Voting" (Wired)
http://www.wired.com/news/ebiz/0,12...
"E-voting vendor sued for DMCA takedown" (The Register)
http://www.theregister.co.uk/conten...
"Maryland : le vote électronique manque de passer à la trappe" (Transfert.net) :
http://www.transfert.net/a9332

On en a rêvé, l’université de Singapour l’a fait : un Pac-Man humain géant, mélangeant la réalité virtuelle et la "vraie vie". GPS (positionnement par satellite), capteurs sensoriels, interface homme-machine, "informatique omniprésente", Bluetooth... : toutes les ressources électroniques modernes ont été utilisées par le Mixed Reality Lab. Casque sur les yeux, sac à dos bourré d’électronique, le Pac Man humain ressemble plus à un soldat de l’Empire qu’à un glouton. Le jeu se joue en extérieur, avec des "pac-gums" virtuels et des obstacles tangibles (des objets équipés de la norme de communications sans fil Bluetooth). Il est censé encourager une pratique "sociale" du jeu vidéo, un peu dans la même lignée philosophique que les smart mobs ("foules intelligentes" qui se réunissent grâce à l’internet) :
"Human Pacman" (National University of Singapore)
http://mixedreality.nus.edu.sg/rese...

Un étrange signal capté par des antennes radio en Angleterre a inquiété les services britanniques de surveillance des communications, qui ont lancé une enquête pour savoir de quoi il s’agissait. "Des tests complets ont été lancés et ont révélé la réponse : un bélier en rut", a annoncé le quartier général des Communications du gouvernement (GCHQ), dans la dernière édition de son bulletin interne, citée mardi par le quotidien londonien Times. "Entre deux saillies des brebis locales, il frottait volontiers ses cornes contre les pylônes. Cela faisait partie du rituel que suivait le bélier après chaque conquête", a déclaré un porte-parole du (GCHQ), lma structure qui cogère le fameux système d’interception des télécommunications Echelon. Car le bélier a pour habitude de tenir le compte de ses exploits sexuels en laissant à chaque fois une encoche sur un arbre, de la même manière qu’un prisonnier compte les jours passés derrière les barreaux. Le GCHQ, basé dans l’ouest de l’Angleterre et qui emploie 4 500 personnes, surveille les communications du monde entier pour le gouvernement et d’autres agences du renseignement :
"Un bélier en rut met en émoi les espions britanniques" (AFP)
http://fr.news.yahoo.com/031104/202...



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