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30/01/2001 • 17h41

La petite boutique du professeur Atari

Au pied de la butte Montmartre, un commerce au charme suranné redonne vie à de vieux ordinateurs. Portrait de Raphaël Ouaknine, collectionneur autodidacte au parcours romanesque.


Sébastien Gesell
Pour les clients qui fréquentent sa boutique de brocante informatique, Raphaël Ouakinine est "le professeur Atari". Ce célibataire de 60 ans, d’origine marocaine, est installé à Paris depuis 1956. Amoureux de Pigalle et de ses bars, il effectue des débuts romanesques dans les affaires avec sa mère : une boutique de robes "de scène" pour les cabarets du coin. "Vous savez, ces robes rouges, sexy et moulantes", lance t-il d’un air entendu. Notre homme connaît et aime la nuit. Mais sa vie prend une autre tournure en 1986, lorsque "un ami d’un ami" lui apprend qu’une grande chaîne de distribution d’appareil audiovisuel et informatique met la clef sous la porte... L’occasion rêvée de voler de ses propres ailes. Avec l’aide d’un frère qui lui prêtera un entrepôt de stockage, il rachète l’équivalent de 25 camions de matériel informatique pour une bouchée de pain ! Des tonnes de disquettes, des flots de bandes magnétiques et autres cassettes bourrées de programmes, des consoles de jeux, des ordinateurs Thomson, Amstrad, Atari. L’affaire de sa vie ! L’homme n’y connaît rien en informatique, aucune importance, il apprendra sur le tas. Il est là pour revendre du matos. Une période faste, les enseignants sont friands de ses logiciels informatiques éducatifs à prix serrés et les consoles de jeux de l’ère pré-Nintendo et autres programmes (Amstrad, Amiga) partent comme des petits pains. Si Raphaël prétend ne pas s’intéresser à l’Internet, son flair de commerçant fait de lui une sorte de pionnier du commerce électronique : en 1988 son catalogue est déjà "en ligne" sur son serveur Oric, connecté à la liaison data Telestrat. Ce qui lui vaudra la sympathie des initiés.

Une collection unique


Sébastien Gesell
Un tel succès lui fait prendre conscience qu’il existe un avenir dans la réparation et restauration des vieilles bécanes. Au-delà du simple esprit commerçant, une passion sans limites commence à le gagner, l’homme se sent l’âme d’un collectionneur. À l’évocation de ses "protégés", sa diction s’accélère tel un processeur overclocké : "Spectrum 128, ZX81, Enterprise, Oric, Dragan, Atari au pluriel, système d’exploitation MSX..." La liste est longue : le professeur s’enorgueillit d’une collection de plus 150 unités centrales, toutes en état de marche, soigneusement restaurées. Une collection que lui envient aujourd’hui de nombreux musées et collectionneurs : il citera l’exemple d’un Anglais qui le tanne depuis deux ans, à raison de deux appels téléphoniques par mois, pour qu’il lui cède un Spectrum vintage... Son trésor reste malheureusement inaccessible au public, "il me faudrait des moyens financiers que je n’ai pas, pour louer un local afin de les exposer", regrette-t-il, avec une pointe d’amertume.

Les nuits torrides de Pigalle


Sébastien Gesell
Car tout n’est pas rose dans son business. Au début des années 90, l’arrivée des consoles de jeux japonaises sabre son commerce de logiciels de jeux rachetés à bas prix. Son plus mauvais coup ? Une palette de 3 000 ordinateurs Oric, "une véritable arnaque, ils étaient quasiment tous H.S, un sale défaut de fabrication. Je les vendais par cinq pour le prix d’un, les clients se débrouillaient ensuite." S’ensuit une période à vide, les affaires vont mal, des problèmes persos, la liquidation de sa boutique, le professeur admet qu’il s’est "laissé aller", il était "dégoûté..." Mais avec l’aide de sa sœur, qui relance son commerce, il se remet calmement au fer à souder. Fini les gros plans, il mène maintenant une existence tranquille, au milieu de ses carcasses et des amoncellements de cartes-mères d’un autre temps. Un jeune musicien venu faire réparer son Atari accompagné de son père, interrompt l’entretien : au moment de l’addition, le père saluera notre bonhomme d’un "salut, professeur". Désormais, la boutique doit essentiellement sa survie aux musiciens de la nouvelle scène musicale électronique qui trouvent en cet ancêtre de l’informatique grand public, un fidèle allié pour la composition des grooves les plus endiablés. Après les robes sexy de ses débuts, M. Ouaknine perpétue indirectement les nuits torrides de Pigalle.

Boutique Mi Ro Bro 70 rue des Martyrs 75009 Paris

 
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